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Il ne reste plus que dix minutes avant que le spectacle commence et ça en fait au moins quinze que je n'est pas adresser la parole à Julia. C'est à la fois étrange et plaisant. Étrange parce qu'une fan, normalement, quand elle se retrouve près de son idole, je sais pas, elle demande un autographe, une photo ou elle cherche à tout prix à faire duré la conversation le plus possible, mais elle non. Et plaisant exactement pour les même raisons... Je me sors, pour la énième, fois de mes pensées et pose mon regard sur elle. Je passe une main sur ma nuque avant de la reposer sur l'accoudoir.
_ « Tu aimes quoi comme genre de musique ? » Lui lançais-je.
Je grimace, qu'est que je sors ça moi ? Quand elle me regarde je souris, gêné et elle rit. Je la regarde, ça me fait toujours le même effet.
_ « Pourquoi cette question ? » Me questionna-t-elle.
_ Je hocha les épaules. « Je ne sais pas... Comme ça, pour lancer la conversation. »
_ Elle rit de nouveau. « Okay... »
Après un petit silence qui me parut une éternité, un petit silence où je n'avais cessé d'attendre qu'elle me réponde, un silence où j'étais pendu à ses lèvres, elle se décide à me répondre.
_ « Et pour répondre à ta question, j'aime tout. Ça ne sert à rien de rester dans sa bulle sans voir le reste... »
Elle me regarde plus en profondeur à présent. Comme si elle voulait entrer dans mon corps, savoir ce que je pense juste en passant par mon regard, je frissonne légèrement. C'est Impressionnant... Heureusement pour moi, elle ne m'a pas vu, enfin.. Je crois... Pendant le nouveau petit silence qu'elle vient d'imposer avant de reprendre, parce que je sais qu'elle va reprendre, me fait réfléchir et je me répète ce qu'elle vient de dire... Je pense exactement la même chose au niveau de la musique, mais je suis dans un état trop spécial pour le lui avouer...
_ « Mais je t'avoue que mon Idole... C'est toi. » M'avoua-t-elle avant de rougir légèrement.
Je rougit automatiquement. Elle est radical, mais simple... Je bloque sur ses mots : « Mon Idole... C'est toi. », je ne sais pourquoi. J'ai entendu cette phrase des centaines de fois, de centaines de personnes, mais elle c'est différent... Tout est différent chez elle. Elle fait tout à sa façon et ce n'est pas plus mal, je l'avoue. J'aime... J'aime son côté qui ne se décrit pas...
_ « Sa va ? » M'interrogea-t-elle, les sourcils froncés.
Je tourne la tête en direction de la scène et pose mon regard sur celle ci. Impossible de reprendre mes esprits si je la regarde, et encore moins si c'est dans les yeux. Il faut que je pense à des moments qui me ferait repenser au monde réel. Je penses, évidement et malheureusement, en premier à mon frère. Mes yeux se voile automatiquement et me permet de revenir. Je passe la manche de ma chemise sur mes yeux et puis la regarde de nouveau en essayant de sourire.
_ « Oui, oui sa va. » Lui mentis-je d'une manière peu convaincante à cause des sanglots qui étaient rester dans ma voix après avoir penser à mon frère jumeau.
_ « On dirait pas... »
Je remue la tête et lui fait comprendre que ce n'est rien, elle n'insiste pas cette fois. On se regarde dans les yeux. Je ne sais pas pour elle, mais moi, je suis bien, je suis heureux, vraiment! Je suis tellement absorber par son regard que je ne me rends pas compte du temps qui passe et des choses qu'il se passe autour, les choses qui ne la concerne pas. C'est pour cela d'ailleurs que je sursautais presque quand les lumières s'éteignirent et que le public applaudit en c½ur. Je m'oblige donc à décrocher mon regard d'Elle pour le poser sur la scène... Je me rendit aussi compte que j'avais oublier mon amie depuis qu'elle était arriver, j'avais oublier Sofia.
Le spectacle commença donc. Tout au long, je ne pouvais m'empêcher de la regarder même si Sofia était sur scène, comme si je vérifiais qu'elle ne s'était pas échapper... J'applaudissais quand elle applaudissait, je bougeais quand elle bougeait. Je faisais tout ce qu'elle faisait. Comme si j'étais un miroir, son miroir... Pour le final, toute la salle se leva pour applaudir. Je me leva donc, une fois qu'Elle s'était lever, et la regardais quand même du coin de l'½il, c'était plus fort que moi.. Je me rendis aussi compte de la posture qu'elle avait prise. Elle était droite comme une statue, le dos bien redresser... Seules ses mains qui se touchaient dans un rythme régulier, celui de la Musique -parfaitement en accord bien sûr- et sa jambes gauche. En effet, elle avait opter pour une posture que je connaissait, à chaque fois que je suis débout pour applaudir je suis comme cela. Elle levait juste le talon du sol pour le reposer, toujours en rythme et en parfaite harmonie avec ses mains et la mélodie de la chanson diffuser. Je m'obligeais a regarder la scène où sinon je ne pourrais plus décrocher mon regard d'elle. En même temps que je me mit a applaudir mon talon gauche se redressa, sauf que moi il n'était en accord ni avec mes mains, ni avec la Musique... J'étais à côtés, a vrai dire je ne le méritais pas... S'était la Belle et j'étais la Bête, le clochard... J'étais nettement inférieur à cette beauté inégalable. Voir même impossible. Je me remet et écoute enfin les applaudissement qui fusent à travers l'immense salle sombre qu'est le Dôme de Marseille. Les Artistes saluent le public chacun leurs tours puis le rideau tombe. Je tourne la tête et la place d'à côté de moi est déjà vide. Celle où se trouvais la mère de l'adolescente est vide aussi, seule ma mère qui prenait sa veste était encore là. J'attrape mes lunettes, les remet au passage ainsi que la casquette et prends ma veste du bout des doigts et avance d'un grand pas vers ma mère. Elle me regarde, en m'interrogeant au passage, tout en mettant sa veste.
_ « Qu'est qui se passe, mon chéri ? » Me questionna-t-elle.
Je passe ma main sur ma casquette et regarde autour de moi, tous les gens qui se bousculaient limite entre les rangées pour partir. Je chercha quand même quelques secondes puis c'est ma mère qui me sortit de mes pensées.
_ « Manu, qu'est qui y a ? »
_ Je posa mon regard sur elle et me détendis au maximum, juste pour ne pas lui faire peur. « Tu... Elles... Tu les a pas vue partir ? » Lui demandais-je en regardant par dessus son épaule.
_ « Euh, si... Elles sont partit y'a même pas 5 minutes, juste quand le rideau est tomber l'adolescente est passé devant moi... Pourquoi ? »
_ Je soupira intérieurement, déçue. « Non, pour rien... J'aurais aimé leurs dirent au revoir, c'est tout. »
_ « Okay » Me répondit-elle en remontant le coll de sa veste. « On y vas ? »
_ « Oui... » Lui dis-je, à contre c½ur.
On se dirige donc vers la fin de la rangé, vide à présent, et on essaient de passer. On y arrive finalement et cinq minutes plus tard nous sommes dans la voiture. Je ferme la porte -je la claque plutôt, sans méchanceté mais avec dégoût- et enlève ma casquette d'un geste brusque.
_ « Manu ! Qu'est qu'il se passe ? » Me questionna-t-elle en mettant la clés dans le contact.
_ Je soupira. « Rien... »
_ « C'est parce que t'a pas vu Sofia ? » Me demande-t-elle, innocente.
_ « ... Oui. » Lui mentis-je.
_ Elle soupira et posa une de ses mains sur ma cuisse et la caressa tendrement. « T'inquiètes pas, tu auras d'autres occasions de la voir, j'en suis sûr... » Me chuchota-t-elle.
Je regarde sa main tout en repensant à sa dernière phrase. Je la prends dans les deux sens, pour les deux personnes. Cette pensée m'arrache un léger sourire, que ma mère aperçoit d'ailleurs, certaine que c'est grâce a elle. Ce n'est pas totalement faux, non plus. Je pose ma main sur la sienne et m'amuse a dessiner sur celle-ci, sa m'occupe l'esprit. Au moins un petit peu, comme ci ça peut m'aider a l'oublier, mais malheureusement je sais qu'a partir d'aujourd'hui sa sera impossible.
_ « Tes plus beau quand tu souris. » Me dit-elle avec du soleil dans la voix.
_ Je ne pu m'empêcher de rire, même si il était légèrement faux. « Merci, maman. »
Je décolle sa main de ma cuisse, la glisse dans la mienne et l'embrasse sur son dessus. Elle sourit et je pose sa main sur le volant et elle me remercie. Je fais un léger sourire de coin -forcé- et baisse la tête. J'attrape ma casquette la fait tourner dans tous les sens entre mes paumes. Je m'occupe un petit l'esprit pour que mes pensées s'arrête au passage, sur ce que je suis entrain de faire. Même si ce n'est qu'un arrêt c'est déjà ça. A vraie dire c'est comme un gros caillou sur la route, on l'évite et ça nous occupe, on se prépare, on incline le volant, on vérifie qu'on ne vas pas le toucher et on espère que ce ne sera pas le cas. Et à cause -où grâce- de cette pierre vous oublier quelques seconde le pourquoi de votre chemin, vous oublier votre destination, des fois ça vous perturbe un peu plus longtemps, mais c'est rare. Dans ma tête, c'est ça. Sauf que la route et ma pensée, le caillou est la casquette et ma destination est Son image. Ces quelques heures en sa compagnie se remémore dans ma tête et m'envahissent... Jamais je n'oublierais cette soirée. S'il le faut je me la remémorerais tous les jours, toutes les heures, juste pour pouvoir m'en souvenir de la même façon, un peu plus tard. Je n'échangerais rien contre son image, contre sa voix et son regard. Je ne donnerais rien. Ces souvenirs sont à moi... Et c'est avec la plus grande joie que je les partage avec Elle et Elle seulement.
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Voilà, voilà.
J'espère qu'elle vous plait.
Vous trouvez pas que je m'acharne ou quoi ?
Si oui, dîtes-moi ce qu'il ne vas pas..
Voilà, suite bientôt...